Post-face : Interdisciplinarité et hybridité : de la nécessité du décloisonnement dans la recherche scientifique

Thomas Cepitelli et Daniela Ricci

1Il nous revient ici la tâche de conclure un ouvrage qui aborde un sujet qui ne se clôt pas, refuse les barrières, échappe alors même que l’on tente de le circonscrire.

2L’idée de cet ouvrage est née à la suite d’un colloque international organisé à l’Université Lyon III-Jean Moulin en mars 2014 avec le soutien du Théâtre du Lavoir Public. Pendant deux jours, des universitaires venus de France, d’Iran, du Brésil, d’Algérie, du Canada se sont réuni(e)s, pour penser, ensemble, la construction identitaire, ses enjeux, ses limites, mais aussi la difficulté même de sa définition. Ceci se faisant sur des territoires géographiques, socioculturels fort différents et au prisme des pratiques artistiques et culturelles, tout aussi bien du côté des artistes que des publics.

3Les débats furent riches, intenses, enthousiastes, toujours respectueux et soucieux d’entendre la parole de cet Autre dont nous ne cessons de parler. Nous avons tenté d’aller au-delà des cloisonnements épistémologiques, théoriques ou méthodologiques car, force est de constater que nous partagions également tout un champ de références. De Stuart Hall à Judith Butler, de Vincent Descombes à Amin Maalouf, nous avancions en terrain (de recherches) connu.

4Nous défendons l’idée que l’interdisciplinarité, la trans-historicité, la diversité des approches méthodologiques et la pluralité des espaces et des champs de recherches qui se retrouvent dans ces pages, forment la condition nécessaire à une réflexion sereine, enrichissante et qui seront à même de nourrir, nous l’espérons, d’autres aventures scientifiques.

5Ce colloque tout comme cet ouvrage n’auraient pas pu voir le jour sans le soutien, indéfectible, de l’école doctorale 3LA de l’Université Lyon III-Jean Moulin, du groupe de recherches Marge, et du Conseil scientifique de la recherche.

6Nous tenons à remercier tous les contributeurs et toutes les contributrices, ainsi que tous les membres du comité scientifique : Benoit Auclerc, Jean-Pierre Esquenazi, Régine Jomand-Baudry, Domingo Pujante-Gonzalez, et particulièrement Gilles Bonnet. Nos plus vifs remerciements vont également à Nicolas Balutet, Michèle Clément, Alicia Frackowiak, Frédérique Lozanorios et Olivier Rey.



Pour citer ce document


Thomas Cepitelli et Daniela Ricci, «Post-face : Interdisciplinarité et hybridité : de la nécessité du décloisonnement dans la recherche scientifique», Nouveaux cahiers de Marge [En ligne], n°1, mis à jour le : 12/02/2018, URL : http://revues.univ-lyon3.fr/marge/index.php?id=289.

Auteur


Quelques mots à propos de :  Thomas Cepitelli

Thomas CEPITELLI est docteur en littératures comparées (Université Lyon III-Jean Moulin), chercheur indépendant. Ses travaux portent essentiellement sur les représentations et les interprétations des homosexualités sur les scènes françaises au cours du XXème siècle, au croisement des gender studies, des études théâtrales et de la sociologie de l’art et de la culture. Il s’interesse également aux constructions identitaires au prisme de la culture et des arts. Il publie régulièrement pour des revues scientifiques et des ouvrages universitaires comme Théâtre/Public, Revue d’Histoire du Théâtre, Aparté/spectacles vivants. Il organise des colloques et journées d’études, avec Daniela Ricci, autour de la construction des identités dans les arts et la culture (Lyon 3-Jean Moulin 2013, 2014, Maison des sciences de l’Homme-Paris Nord 2013). Il est également autour de textes de fictions et coordinateur artistique de ZeFEstival (festival de cinéma LGBT dans la région PACA).

Quelques mots à propos de :  Daniela Ricci

Docteur, chargée d'enseignement, Département des Arts du Spectale, Université Paris Nanterre, chercheuse associée Equipe Marge.
Daniela Ricci, après avoir obtenu un doctorat à l'Université Lyon3 en co-direction avec la Howard University de Washington, est chargée d’enseignement en études cinématographiques à l'Université Paris Nanterre. Elle est chercheuse associée à l’équipe Marge de Lyon. Ses recherches portent sur les questions de la représentation dans les films contemporains d'Afrique et de ses diasporas. Elle a écrit divers articles et dirigé trois ouvrages collectifs sur ce sujet. Elle est auteure du livre Cinémas des diasporas noires : esthétiques de la reconstruction (L’Harmattan, 2016) et a écrit, produit et réalisé le documentaire Imaginaires en exil. Cinq cinéastes d'Afrique se racontent (53 min., 2013).